|
L'histoire de l'Érablière Au Sous-Bois
débute en 1973, Les frères Luc et Roch Gladu, tout
comme leurs épouses Claudette Rochon et Liette Tremblay,
ont mijoté l'idée pendant quelques années avant
de démarrer l'Érablière Au Sous-Bois.
En
1966, Luc et Claudette Gladu achètent un emplacement sur
le Mont St-Grégoire et s'y construisent une résidence.
Sur le terrain adjacent se trouve une petite érablière
qui n'était plus en opération, appartenant à
M. Télésphore Hamelin. Désirant s'en défaire,
ce dernier approche M. Gladu qui ne manifeste pas, à ce moment-là,
d'intérêt marqué pour ce projet.
Il faut dire que chacun détient un emploi.
Luc Gladu possède avec son père un commerce de viande
en gros à Mont-Saint-Grégoire tandis que les trois
autres sont dans l'enseignement.
Toutefois, lorsque les couples se rencontrent, ils
émettent parfois la possibilité d'opérer l'Érablière,
une idée en l'air qui germe doucement.
Quelques années passent et en 1972, M. Hamelin
revient à la charge avec de nouveaux éléments.
En effet, des promoteurs projettent de bâtir une développement
domiciliaire à l'emplacement actuel de l'érablière.
Luc Gladu, indigné par cette prétention, convainc
son épouse, son frère Roch et sa belle-sur Liette
de passer à l'action. " La loi sur le zonage agricole
n'étant pas encore instaurée, la seule possibilité
de préserver cet environnement était de l'acheter
", précise Luc Gladu.
Ils deviennent donc propriétaires d'une érablière
mesurant un arpent et demi de large par vingt de long, agrémentée
d'une cabane à sucre pouvant servir une centaine de personnes.
Ils agrandissent un peu la cuisine, engagent une quinzaine de personnes
et le 3 mars 1973, reçoivent leurs premiers clients. Chacun
d'eux ayant conservé son emploi, ils se relaient à
la cabane à sucre durant la semaine. " Chaque nuit,
à tour de rôle, chaque couple venait faire le ménage
", mentionne Roch Gladu.
Agrandissements
À l'automne de la même année,
ils intègrent au bâtiment une salle de danse, "L'Entaille",
rehaussée d'un foyer. En 1976, ils construisent une salle
à manger supplémentaire, "la Coulée", permettant
de servir 146 personnes de plus. Dans la même foulée,
ils agrandissent et rénovent la cuisine et y installent une
laveuse à vaisselle, une acquisition fort appréciée
du personnel.
En septembre 1979, les Gladu foncent en réalisant
des travaux d'envergure. Une salle à manger pour 300 couverts,
"Le Patrimoine", et une salle de danse de 500 places, "La Tournée",
s'ajoutent dans l'ensemble. Ils réaménagent aussi
le restaurant et le corridor d'entrée. " Ce furent de
bonnes années pour nous car il y avait moins d'érablières
en Montérégie, commente Roch Gladu. De plus, nous
étions partenaires de la caisse d'Entraide, qui protégeait
nos taux d'intérêt, ce qui nous a permis de passer
plus facilement à travers la récession. "
L'année suivante, Luc Gladu se consacre à
temps plein à l'entreprise, ce qui leur permet de rentabiliser
les autres périodes de l'année avec la location de
salles, les réceptions et le service de traiteur. En 1990,
ils obtiennent un permis pour servir des boissons alcoolisées.
Un choix qu'ils estiment judicieux, même si cela décevait
les clients au début. " La consommation d'alcool a diminué
et le comportement des groupes s'est amélioré ",
souligne notre interlocuteur.
La famille Gladu ne s'assied pas sur ses lauriers.
Elle procède encore à des réaménagements
importants en 1995 avec la construction de la salle à manger
"Le Boisé", l'installation de l'air climatisé dans toutes
les salles et la finition extérieure du bâtiment. Un
an plus tard, les Gladu innovent en offrant un buffet de douze desserts.
Nouveautés
Les
enfants de Luc Gladu s'impliquent activement dans l'entreprise.
Ian s'occupe du restaurant et du bar pendant les sucres ainsi que
du service de traiteur tout au long de l'année. Patricia,
une des deux jumelles, sert aux tables. L'autre jumelle, Pascale,
avec son conjoint Yannick, sont responsables d'un parc d'animaux
et de la boutique " La Sucrerie ". Marie-Ève se
consacre à la Boutique de cadeaux, à la décoration
et travaille également au bar. Les enfants de Roch et Liette,
ont aussi travaillé quelques années à l'érablière.
L'Érablière Au Sous-Bois abrite maintenant
un parc d'animaux et la boutique " La Sucrerie " qui offre
des arrangements floraux, des emballages cadeaux de produits de
l'érable ainsi que des mets savoureux cuisinés sur
place. Tout ça, sans oublier les deux chevaux Belges qui
baladent les gens en voiture.
L'érablière est reconnue pour
son excellente cuisine maison et son buffet de quatorze desserts. La
cueillette de l'eau d'érable se pratique encore à
l'ancienne, à l'aide de seaux. La fabrication du sirop,
de la tire et du beurre d'érable s'effectue sur place dans
" La Sucrerie ". Chaque service peut accommoder 750 personnes
à la fois. En plus des activités régulières,
durant le temps des sucres, il y a de la musique avec un animateur
du matin au soir et les vendredis et samedis ce sont les fameux
« mega-party ». De quoi plaire a tous les goûts.
|